Accoucher en conscience

pexels-photo-208189.jpegCet article fait suite à l’article « L’accouchement, ah… si j’avais su » 

Et bien voilà, je l’ai vécu ce quatrième accouchement, alors, un accouchement physiologique comme je le désirai, est-ce possible?

Le choix du lieu

Un accouchement, ça se prépare… Alors, comme j’avais une idée de ce que souhaitais (et de ce que je ne voulais pas), j’ai d’abord cherché ce qui se pratiquait dans ma ville. Le  critère de proximité était à privilégier (car j’accouche très rapidement).

Mon premier souhait était d’accoucher en plateau technique. (Pendant la grossesse, on est suivi par une sage-femme qui pratique des accouchements en plateau technique, qui se situe dans une clinique ou un hôpital, ce qui fait que c’est la sage-femme qui nous suit qui nous accouche). Malheureusement, à Nantes, ça ne se fait pas encore.

Accoucher à la maison, c’était une piste, je crois que ça doit  vraiment être magique, mais mon mari et moi n’étions pas encore prêts.

Alors j’ai cherché les lieux où l’on pouvait avoir un accouchement physiologique, une clinique dans laquelle se trouvait une salle nature, et par chance, une amie de mon mari y travaillait comme sage-femme, elle a pu nous renseigner sur ce qui était possible dans notre projet, ce qui nous a rassuré.

Le choix de la préparation à la naissance 

J‘ai eu un entretien avec une sage-femme libérale (en dehors de la clinique), à qui j’ai pu exposer mon projet, raconter mes premiers accouchements (elle m’a d’ailleurs confirmé, que chez 90 % des femmes, la péridurale ralentissait les contractions). Je me suis sentie en confiance, en accord avec cette femme, riche d’expériences (personnelles et professionnelles).
Au cours de cet entretien, tout s’est clarifié :
Lors de mes premiers accouchements, je luttais contre la douleur, je ne voulais qu’une seule chose que ça se termine, que mon bébé soit là. Pour cet accouchement, ce que je souhaitais, c’est accompagner mon bébé dans sa naissance, être pleinement présente pour lui… Accoucher en conscience. 
Je suis ressortie confiante et rassurée dans mes choix (préparation à la naissance, clinique, accouchement physiologique).

Sur les conseils de l’amie de mon mari, et de la sage-femme libérale que j’ai rencontrée, nous avons choisi de suivre la préparation BONAPACE. C’était vraiment super! La préparation qu’il nous fallait ! Je la recommande à tous, quelque soit l’accouchement que vous souhaitez.  C’est une préparation qui se fait en couple, dans laquelle le père est acteur. On travaille la respiration, les visualisations, les positions, les massages, les points d’acupression. On parle aussi des conditions favorables à l’accouchement (lumière tamisée, parfums,…) C’est une méthode très complète.IMG_8010

Le choix (ou non) de la péridurale

Un petit bémol, le rendez-vous chez l’anesthésiste.
Lors de mes précédents accouchements, lorsque l’on m’a posé la question : « souhaitez-vous la péridurale ? » et que j’ai répondu oui, on ne m’a jamais demandé de me justifier. En revanche, Pour cet accouchement, lorsque j’ai répondu non on m’a demandé pourquoi. J’ai répondu que je voulais un accouchement physiologique, et que chez moi, la péridurale avait espacé les contractions, on m’a répondu que la péridurale n’empêchait pas d’accoucher par voie basse (oui un accouchement physiologique se fait par voie basse, mais ce n’est pas le seul critère…) et que si ça avait espacé les contractions c’était dans ma tête. Enfin, qu’il ne me disait pas ça pour me dissuader de ne pas prendre la péridurale, mais pour me donner les bonnes informations… Je ne me suis pas étendue, car justement, je crois avoir fait suffisamment de recherches, et l’expérience de trois accouchements dont deux avec péridurale, pour avoir les bonnes informations. Heureusement que j’étais sûre de moi, j’ai pensé qu’il y a quelques temps, j’aurai facilement changé d’avis à ce moment là pour la péridurale, ou rapidement, lors de l’accouchement.
Petite aparté : Le souhait de ne pas avoir de péridurale n’est pas pour me surpasser, me sentir plus forte (j’ai entendu une personne en charge de l’entretien de la clinique tenir ces propos dans le couloir, en disant que ça ne viendrait pas à l’idée de ne pas demander d’anesthésie au dentiste… Je mesure le manque d’information à ce sujet).

Le jour J

IMG_7998Il semblerait que je sois prédisposée à fabriquer des placentas qui vieillissent prématurément… Pour la troisième fois, j’ai été déclenchée pour oligoamnios (13 jours avant terme).

Je suis arrivée en chambre de pré-travail. Une chance, la sage-femme présente était l’amie de mon mari. Je me sentais en confiance. J’ai eu un monitoring avant qu’elle me pose le tampon propess, puis plusieurs monitoring. Il a fallu attendre la journée avant que le gel fasse effet et que les premières contractions arrivent. J’ai pu profiter de la baignoire, je me suis promenée, j’ai fait du ballon,…

Changement de service, la sage-femme qui était de garde, c’était celle qui nous avait fait la préparation à l’accouchement. Quelle chance ! Les contractions (dans les reins) ont démarrées un peu avant 20h30, et encore une fois, elles étaient très fortes, très rapprochées, très efficaces. Nous sommes allés dans la salle nature, avec la lumière tamisée, j’ai pu aller dans la baignoire, où la sage-femme et mon mari m’accompagnaient. J’ai vraiment senti qu’ils prenaient soin de moi, et me faisaient les points d’acupression (que je n’avais pas l’impression de sentir, par rapport à la douleur des contractions). Mon col s’ouvrait très rapidement, j’ai souhaité sortir de la baignoire. La douleur était très intense, j’ai réclamé la péridurale, parce que je ne me voyais pas tenir cette intensité plusieurs heures, mais ils me rassuraient en me disant que j’allais y arriver (et heureusement). Je me suis installée sur la table, j’ai essayé plusieurs positions, pour terminer semi-assise, mon bébé est arrivé en une poussée, il était 21h34.

Encore une fois, ce fut un accouchement éclair, je n’ai pas eu de monitoring dans la salle de naissance, tout est allé très vite. Une petite frayeur pour la sortie du placenta, mais tout s’est bien terminé, sans aucun point de suture.

Je garde un merveilleux souvenir de ce moment, certes, la douleur était intense, mais je me sentais soutenue, accompagnée par la sage-femme et mon mari. Dans cette ambiance intime, j’étais dans ma bulle et connectée à mon bébé, pour l’accompagner dans sa naissance.

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5 réflexions sur “Accoucher en conscience

  1. Emilie

    Waouh j’aurais tellement vivre un accouchement comme les tiens. J’ai adoré ton texte. Pourquoi ça n’existaIt pas à l’époque de mes filles.
    Merci de nous avoir fait partager ton expérience

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  2. Julie

    Merci Clémentine pour ce partage et contente que tu aies pu mener ton projet jusqu’au bout. Sans nier les moments difficiles, tes mots retranscrivent bien la sérénité qu’on peut ressentir quand on est en accord avec soi-même. Bienvenue à Arsène et bonne reprise à toi!

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