Mon expérience dans la presse Nationale

Au retour de mes vacances, je me suis reconnectée au réseaux sociaux. Un matin, tranquillement après mon petit déjeuner, je vais faire un petit tour sur Facebook et je vois que ma consoeur Céline Gagnepain, consultante en parentalité sur Paris, m’a identifiée dans une publication sur notre groupe des consultants du réseau Parentalité Créative.

Je découvre qu’il s’agit de l’article que la journaliste Florence Pagneux a écrit sur mon accompagnement en parentalité dans le quotidien La Croix.  Elle était venue tester un atelier de parentalité positive avec moi en juin.

Mon coeur se met à battre un peu plus vite, une petite montée de stress… Je n’ai aucune idée de ce qui a été retranscrit, même si je savais qu’elle avait apprécié l’atelier, puisqu’elle m’avait déjà fait parvenir son bulletin d’inscription pour le prochain cycle.

Je commence à me poser des questions :   » Qu’est-ce qui ressort des échanges que nous avons eu lors de cet atelier? Est-ce que j’arrive à exprimer clairement ma vision de la parentalité positive?
C’est un quotidien national, les répercussions de cet article sont pour tout le réseau Parentalité Créative…
Une part de moi se dit qu’heureusement, je ne n’avais pas pensé à tout ça lors de l’atelier, j’étais restée naturelle et avais animé l’atelier comme à mon habitude.

Il m’a fallu deux lectures pour que le stress laisse place à un sentiment de joie et d’accomplissement ! Je trouve l’article particulièrement bien écrit : j’aime le style de Florence ! J’avais déjà été touchée par sa personnalité, son écriture lui ressemble. Et surtout, je mesure qu’elle a su retranscrire avec justesse ma vision de la parentalité positive.

J‘ai reçu quelques jours après l’exemplaire papier, L’article est en pleine page (p5) du quotidien !!! Encore un moment de joie!

Voici le lien vers l’article et si vous avez envie de rejoindre le groupe de parents dans l’aventure du cycle Vivre et Grandir Ensemble, il reste quelques places !

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Prendre le temps…C’est en gagner !

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Je viens de profiter de trois semaines de vacances en famille. J’avais besoin de déconnecter de mon activité professionnelle, pour avoir mon esprit totalement disponible et pleinement présent à moi et à ma famille.

L‘expérience de mon « congé maternité » cet hiver, m’a montrée qu’il était très difficile, dans mon métier de coach, de me couper de mon activité, parce-qu’il y a énormément de travail en coulisses : au sein des réseaux Parentalité Créative ou Mon Moment Magique, nous sommes pleins de petites fourmis à oeuvrer, ça ne s’arrête jamais ! Et puis, il y a toujours les mails, et Facebook… Ah… Facebook ! Entre les groupes, les amis qui sont pour un grand nombre des relations professionnelles, cela devient pour moi, impossible de déconnecter : Mon mental qui turbine en permanence, de nouvelles idées, des trucs à ne pas oublier, et en un rien de temps, me voilà happée par la lutte contre le temps… Si je ne suis pas vigilante, cela engendre du stress.

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Alors, pour ces vacances, j’ai décidé de couper mes notifications sur mon téléphone, et je n’étais joignable que par SMS ou appel téléphonique. Et alors…? La première semaine a été une semaine de déconnection totale. C’était merveilleux, j’ai gagné en qualité de vie, beaucoup plus présente à moi-même, à ma famille, j’ai crée de la place dans mon esprit pour plus de bien-être.

J‘ai pu constater à quel point mon smartphone me « volait » du temps. Le fait de l’avoir toujours près de soi, c’est devenu machinal d’aller cliquer sur telle ou telle appli. Je me suis surprise à plusieurs reprises à appuyer, machinalement sur les applis Facebook ou Mail. Heureusement, je m’en suis rendu compte instantanément et je n’avais pas le temps de voir ce qui s’y passait. Et vous, combien de temps passez-vous sur votre téléphone ? Sur internet ? Sur les réseaux sociaux ? Est-ce que vous savez pourquoi vous y êtes ?

La dernière semaine, j’ai été voir si je n’avais pas trop de notifications et ai répondu à quelques conversations Messenger importantes. Déjà, c’était un peu moins agréable, mais ça m’a permis à la fois de le ressentir, et de me positionner, de me dire que « non, ça attendra mon retour, et tant pis si je rate le coche pour certaines choses ».

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Alors pourquoi ce titre? Cela fait déjà longtemps que je vois le temps comme un investissement auprès de mes enfants : la parentalité positive et créative, ça nécessite d’y consacrer du temps, mais l’investissement est largement rentabilisé ! Alors, quoi de plus? Pas grand choses, juste une petite nuance : j’ai simplement pris du temps pour moi, pour ma famille, j’étais encore plus dans l’Etre que dans le Faire. Prendre du temps pour être présente à moi, ça m’a permis de gagner en sensation de bien-être, donc moins de stimulations, plus de patience avec mes enfants. C’est le cercle vertueux : plus de DISPONIBILITÉ (à la fois physique et mentale), c’est moins de tensions , moins de conflits, donc, du temps de gagné, et surtout un temps de qualité !

Alors, me voilà de retour, mais en douceur, en conscience, je ne veux pas courir après le temps, mais apprécier tout le temps dont je dispose, par la qualité des moments que je crée. Je vais peut-être mettre 15 jours à répondre aux mails que j’ai reçus pendant mes vacances, mais ça sera parfait !

Et vous, comment profitez-vous de vos vacances?

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Accoucher en conscience

pexels-photo-208189.jpegCet article fait suite à l’article « L’accouchement, ah… si j’avais su » 

Et bien voilà, je l’ai vécu ce quatrième accouchement, alors, un accouchement physiologique comme je le désirai, est-ce possible?

Le choix du lieu

Un accouchement, ça se prépare… Alors, comme j’avais une idée de ce que souhaitais (et de ce que je ne voulais pas), j’ai d’abord cherché ce qui se pratiquait dans ma ville. Le  critère de proximité était à privilégier (car j’accouche très rapidement).

Mon premier souhait était d’accoucher en plateau technique. (Pendant la grossesse, on est suivi par une sage-femme qui pratique des accouchements en plateau technique, qui se situe dans une clinique ou un hôpital, ce qui fait que c’est la sage-femme qui nous suit qui nous accouche). Malheureusement, à Nantes, ça ne se fait pas encore.

Accoucher à la maison, c’était une piste, je crois que ça doit  vraiment être magique, mais mon mari et moi n’étions pas encore prêts.

Alors j’ai cherché les lieux où l’on pouvait avoir un accouchement physiologique, une clinique dans laquelle se trouvait une salle nature, et par chance, une amie de mon mari y travaillait comme sage-femme, elle a pu nous renseigner sur ce qui était possible dans notre projet, ce qui nous a rassuré.

Le choix de la préparation à la naissance 

J‘ai eu un entretien avec une sage-femme libérale (en dehors de la clinique), à qui j’ai pu exposer mon projet, raconter mes premiers accouchements (elle m’a d’ailleurs confirmé, que chez 90 % des femmes, la péridurale ralentissait les contractions). Je me suis sentie en confiance, en accord avec cette femme, riche d’expériences (personnelles et professionnelles).
Au cours de cet entretien, tout s’est clarifié :
Lors de mes premiers accouchements, je luttais contre la douleur, je ne voulais qu’une seule chose que ça se termine, que mon bébé soit là. Pour cet accouchement, ce que je souhaitais, c’est accompagner mon bébé dans sa naissance, être pleinement présente pour lui… Accoucher en conscience. 
Je suis ressortie confiante et rassurée dans mes choix (préparation à la naissance, clinique, accouchement physiologique).

Sur les conseils de l’amie de mon mari, et de la sage-femme libérale que j’ai rencontrée, nous avons choisi de suivre la préparation BONAPACE. C’était vraiment super! La préparation qu’il nous fallait ! Je la recommande à tous, quelque soit l’accouchement que vous souhaitez.  C’est une préparation qui se fait en couple, dans laquelle le père est acteur. On travaille la respiration, les visualisations, les positions, les massages, les points d’acupression. On parle aussi des conditions favorables à l’accouchement (lumière tamisée, parfums,…) C’est une méthode très complète.IMG_8010

Le choix (ou non) de la péridurale

Un petit bémol, le rendez-vous chez l’anesthésiste.
Lors de mes précédents accouchements, lorsque l’on m’a posé la question : « souhaitez-vous la péridurale ? » et que j’ai répondu oui, on ne m’a jamais demandé de me justifier. En revanche, Pour cet accouchement, lorsque j’ai répondu non on m’a demandé pourquoi. J’ai répondu que je voulais un accouchement physiologique, et que chez moi, la péridurale avait espacé les contractions, on m’a répondu que la péridurale n’empêchait pas d’accoucher par voie basse (oui un accouchement physiologique se fait par voie basse, mais ce n’est pas le seul critère…) et que si ça avait espacé les contractions c’était dans ma tête. Enfin, qu’il ne me disait pas ça pour me dissuader de ne pas prendre la péridurale, mais pour me donner les bonnes informations… Je ne me suis pas étendue, car justement, je crois avoir fait suffisamment de recherches, et l’expérience de trois accouchements dont deux avec péridurale, pour avoir les bonnes informations. Heureusement que j’étais sûre de moi, j’ai pensé qu’il y a quelques temps, j’aurai facilement changé d’avis à ce moment là pour la péridurale, ou rapidement, lors de l’accouchement.
Petite aparté : Le souhait de ne pas avoir de péridurale n’est pas pour me surpasser, me sentir plus forte (j’ai entendu une personne en charge de l’entretien de la clinique tenir ces propos dans le couloir, en disant que ça ne viendrait pas à l’idée de ne pas demander d’anesthésie au dentiste… Je mesure le manque d’information à ce sujet).

Le jour J

IMG_7998Il semblerait que je sois prédisposée à fabriquer des placentas qui vieillissent prématurément… Pour la troisième fois, j’ai été déclenchée pour oligoamnios (13 jours avant terme).

Je suis arrivée en chambre de pré-travail. Une chance, la sage-femme présente était l’amie de mon mari. Je me sentais en confiance. J’ai eu un monitoring avant qu’elle me pose le tampon propess, puis plusieurs monitoring. Il a fallu attendre la journée avant que le gel fasse effet et que les premières contractions arrivent. J’ai pu profiter de la baignoire, je me suis promenée, j’ai fait du ballon,…

Changement de service, la sage-femme qui était de garde, c’était celle qui nous avait fait la préparation à l’accouchement. Quelle chance ! Les contractions (dans les reins) ont démarrées un peu avant 20h30, et encore une fois, elles étaient très fortes, très rapprochées, très efficaces. Nous sommes allés dans la salle nature, avec la lumière tamisée, j’ai pu aller dans la baignoire, où la sage-femme et mon mari m’accompagnaient. J’ai vraiment senti qu’ils prenaient soin de moi, et me faisaient les points d’acupression (que je n’avais pas l’impression de sentir, par rapport à la douleur des contractions). Mon col s’ouvrait très rapidement, j’ai souhaité sortir de la baignoire. La douleur était très intense, j’ai réclamé la péridurale, parce que je ne me voyais pas tenir cette intensité plusieurs heures, mais ils me rassuraient en me disant que j’allais y arriver (et heureusement). Je me suis installée sur la table, j’ai essayé plusieurs positions, pour terminer semi-assise, mon bébé est arrivé en une poussée, il était 21h34.

Encore une fois, ce fut un accouchement éclair, je n’ai pas eu de monitoring dans la salle de naissance, tout est allé très vite. Une petite frayeur pour la sortie du placenta, mais tout s’est bien terminé, sans aucun point de suture.

Je garde un merveilleux souvenir de ce moment, certes, la douleur était intense, mais je me sentais soutenue, accompagnée par la sage-femme et mon mari. Dans cette ambiance intime, j’étais dans ma bulle et connectée à mon bébé, pour l’accompagner dans sa naissance.

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L’accouchement, ah… si j’avais su !

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Cet article est très personnel, mais je crois que mon témoignage pourrait aider d’autres mamans et futures mamans. Si j’avais pu lire mon propre post 10 ans plus tôt, ça aurait changé beaucoup de choses…

Aujourd’hui, cela fait 10 ans que je suis devenue maman pour la première fois, j’avais 23 ans et ma vie allait être bouleversée. J’avais bien suivi mes cours de préparation à l’accouchement, il était clair pour moi que je serai une « bonne élève », l’équipe médicale savait, moi, j’étais juste passive, j’avais juste à appliquer tout ce qu’on allait me demander de faire pour accoucher convenablement (et ça ne me posait pas de problème). Je pensais m’être renseignée sur le sujet, j’avais lu Laurence Pernoud, il n’y avait pas 36 manières d’accoucher. La péridurale ? Bien sûr j’allais la demander, elle a été inventée pour ne pas avoir mal, pourquoi la refuser ???

La veille, je m’étais rendue, toute guillerette, à mon rendez-vous du 9ième mois. Mon col était bien fermé, mais à l’échographie, mon gynécologue me dit qu’il n’y a plus suffisamment de liquide amniotique. On va devoir me déclencher. Je n’ai pas à m’inquiéter, car on est 37SA, le bébé peut naître. Je demande si on peut attendre une journée de plus, car mon mari n’était pas disponbible ce jour-là. Il me dit « Oui, mais on prend le risque que le bébé soit mort demain ! ». Ok, je comprends que c’est quand même un peu urgent et le stress commence à monter. Je dois aller voir l’anesthésite, car je n’avais pas fait ma visite. Je suis toute tremblante, elle est plutôt rassurante. Je vais faire mes prises analyses de sang, un monitoring pour savoir si le bébé va bien et si je peux rentrer chez moi pour aller chercher ma valise. C’est ok, je rentre chez moi, et j’appelle ma mère qui rentre de sa maison de vacances pour m’accompagner à la clinique. Mon mari arrivera le soir.

J’arrive à la clinique dans l’après-midi, on m’explique comment se passe un déclenchement. On va me poser un gel de prostaglandine qui devrait faire maturer le col, ensuite, si ce n’est pas suffisant, on me posera une perfusion d’ocytocine qui déclenche des contractions très fortes, souvent très douloureuses, la péridurale est indispensable. Si ça ne fonctionne pas, au bout de 48h, ou si le rythme cardiaque du bébé diminue, ça sera une césarienne.

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Le gel de prostaglandine est posé en fin d’après-midi et je ressens mes premières contractions vers minuit, lorsque je suis dans la baignoire, avec luminothérapie. L’étudiante sage-femme qui me suit, me propose à ce moment-là, de m’administrer un anti-douleur puissant (à base de morphine je crois), pour me soulager. C’est la première erreur…

L’anti-douleur me permet de dormir. A mon réveil, je ne suis pas bien du tout, j’ai la tête qui tourne, beaucoup d’étourdissements. L’étudiante sage femme refait ses calculs pour savoir si elle ne s’est pas trompée dans le dosage, car mon état n’est pas « normal ». Mon col a commencé à s’ouvrir. L’étudiante sage-femme n’arrive cependant pas à me faire de toucher vaginal correctement. C’est extrêmement douloureux, elle s’y prend à plusieurs reprises pour appeler, finalement, la sage-femme qui est beaucoup plus délicate. On me met sous perfusion d’ocytocine.

A 6h du matin, on me transfère en salle de naissance. L’anesthésiste est prêt pour la péridurale. Mais pas moi. Ma tête tourne trop, je ne peux pas tenir assise. Je demande si je peux juste, m’allonger, après ce transfert, le temps de reprendre mes esprits et m’asseoir ensuite. L’anesthésiste râle, puis dit qu’il va me faire la péridurale allongée. Il me fait toutes les piqûres, mais n’arrive pas à poser la péridurale dans cette position et me demande, de façon désagréable de m’asseoir. Ce qui est possible, car comme je l’avais dit avant, j’avais juste besoin de m’allonger un peu pour retrouver mes esprits. Je ne me sens pas respectée, ce qui me dépossède encore un peu plus de mon accouchement. Deuxième erreur, ne pas prendre le temps d’écouter la patiente (ce qui lui aurait fait gagner du temps au final…)

syringe-866552_1920L’anesthésiste est stressé, car mes analyses de sang de la veille révèlent un nombre de plaquettes beaucoup trop faible, et les analyses du matin sont pires.

La péridurale me soulage, mais, les contractions s’espacent. Vers 12h, je commence à ressentir mes jambes, les contractions sont très rapprochées. Je suis prête à accoucher. Le gynécologue n’est pas tout à fait prêt. J’explique à la sage-femme que je commence à ressentir les douleurs, et lui demande si je dois redemander une dose de péri ou pas. Elle me dit que c’est à moi de choisir. Bon, je n’avais pas fait le rapprochement entre la péridurale et l’espacements des contractions, je n’avais aucune notion des effets de la péridurale sur le bébé, bref, je n’avais pas envie de souffrir, j’ai donc demandé une autre dose… La troisième grosse erreur.

Les contractions s’espacent, l’acharnement commence. L’obstétricien m’explique tout, avant de faire quoi que ce soit. Il demande aux sages-femmes de m’appuyer sur le ventre pour faire descendre le bébé entre les contractions. C’est douloureux, elles s’appuient très fort à plusieurs reprises. Il me dit, d’un ton désolé, qu’il va devoir utiliser les spatules pour aider le bébé à sortir, et qu’il va, de ce fait devoir faire une épisiotomie. Je lui dit oui, ça ne me pose pas de problème. J’ai une grande épisiotomie, mais je n’ai rien senti.  Mon fils nait. Nous sommes heureux, il est posé sur mon ventre, et là, les malaises reprennent. Je demande à ce que quelqu’un le prenne, car j’ai peur de m’évanouir et de le faire tomber de la table d’accouchement. Il part faire du peau à peau avec son père. Moi, je suis mal, on rappelle l’anesthésiste, on me met sous oxygène.  L’obstétricien recoud le plus vite possible l’épisiotomie, avec des points très serrés, à cause de mon taux de plaquettes trop bas. Il me faut plusieurs heures pour retrouver mes esprits.

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L’allaitement se passe plutôt bien, mon bébé pleure beaucoup. Avant de partir de la clinique, mon épisiotomie me fait énormément souffrir. Une infirmière me propose de défaire un point pour me soulager. J’accepte GROSSE ERREUR !!! Sur le moment c’est un soulagement, mais les douleurs sont de plus en plus fortes. Le lendemain, ce n’est plus supportable, je retourne à la clinique pour voir mon gynécologue. Il ne comprend pas cette infirmière. Il me dit qu’il fait des points en surjet, que si on enlève un point, tout part. Donc j’ai une partie de mon épisiotomie qui est ouverte. C’est pour ça que j’ai si mal. Il me dit que ça va se remettre tout seul, et j’ai des soins infirmiers pendant 15 jours. J’étais allongée presque tout le temps, tellement la douleur était forte.

Mon bébé a pleuré pendant 2mois1/2. Personne ne savait pourquoi, il pleurait dans les bras, en promenade, dans la voiture, partout, dès qu’il était réveillé et qu’il ne tétait pas.

J’ai accouché en aout 2007, en mai 2008, mon épisiotomie était toujours très douloureuse. Je suis retournée voir mon gynécologue qui m’a dit qu’elle avait mal cicatrisé (formé une boutonnière, c’est comme lorsqu’on décale nos boutons, et qu’on met lundi avec mardi). J’ai du être opérée pour refaire mon épisiotomie. Heureusement, ce n’était pas très douloureux, et elle a vite cicatrisée, normalement.

Alors pourquoi je vous raconte tout ça ? Pas pour me faire plaindre, il y a des accouchements bien pires… Mais parce que je pense que si j’avais été mieux informée, ça aurait pu se passer beaucoup mieux…

1- L’anti-douleur, il m’a été proposé alors que je n’avais rien demandé. Je n’ai pas demandé les conséquences. J’aurai pu continuer sans. Mais au pire, même si j’avais accepté, ça aurait pu être arrangé ensuite

2- J’aurai pu m’affirmer devant l’anesthésiste, et dire que « non, là, j’avais besoin de m’allonger 1 minute, que je savais que ça allait passer ».

3- J’aurai pu m’informer sur les effets de la péridurale. Si j’avais su que ça pouvait ralentir le travail, je n’aurai pas demandé une autre dose. Si le travail n’avait pas été ralenti, je n’aurai probablement pas eu besoin que les sages-femmes s’appuient de tout leur poids sur mon ventre et que le gynécologue utilise les spatules, donc pas d’épisiotomie, ou beaucoup plus petite.

4- Si j’avais connu l’existence de points en surjet, j’aurai pu demander à l’infirmière si elle était sûr que c’était possible de m’enlever un point, de demander au gynécologue son avis. (Bon, là, je pense que c’est quand même à l’infirmière de savoir ça, mais si j’avais lu un article comme celui que j’écris aujourd’hui, j’aurai demandé l’avis du gynéco)

5- Si j’avais eu plus confiance ne moi, et plus d’informations, je n’aurai pas attendu 9 mois pour retourner voir mon gynécologue et lui parler des douleurs de mon épisiotomie.

baby-1681181_1920Pour la petite histoire, mon deuxième accouchement a été ultra rapide. 1h30 entre la première contraction et la naissance. Mon bébé est né 45min après notre arrivée à la clinique. Je n’ai pas eu le temps d’avoir la péridurale. Je n’y étais pas préparée, c’était très douloureux, mais merveilleux ! Mon troisième accouchement aurait pu être un remake du premier. Déclenchent pour manque de liquide amniotique avant terme. Mais cette fois, ça a été rapide. Le gel de prostaglandine a suffi. 3h seulement. J’ai demandé la péridurale, j’ai senti que ça avait ralenti le travail, mais je sentais tout, et j’ai pu accoucher relativement rapidement. Pas d’épisiotomie pour mon deuxième et troisième accouchement.

Entre temps, je me suis formée à l’accompagnement à la parentalité, je me suis documentée sur les accouchements, la péridurale, etc. Pour un quatrième accouchement, ça serait sans péridurale, un accouchement physiologique, dans la mesure du possible.

(Et ce quatrième accouchement a eu lieu, lire l’article  » Accoucher en conscience« )


Quelques ressources pour s’informer, et surtout, faire ses choix en conscience :

Il y a énormément d’informations sur internet, voici un site et quelque livres, je vous laisse aussi faire vos recherches par vous-même.

http://naturellemaman.com

« Elever son enfant autrement » Catherine Dumonteil Kremer (j’ai beaucoup appris sur la partie grossesse, les préparations à l’accouchement, les témoignages)

« Césariennes: Questions, effets, enjeux. » Michel Odent

« Intimes naissances. Choisir d’accoucher à la maison » Juliette et Cécile Collonge